Politique

Le porte-parole du MAE a publié une déclaration à l'occasion du 26e anniversaire de l'occupation du district de Latchine

10:45 17-05-2018

Le porte-parole du MAE a publié une déclaration à l'occasion du 26e anniversaire de l'occupation du district de Latchine

Le porte-parole du Ministère des Affaires étrangères azerbaïdjanais Hikmet Hajiyev a publié une déclaration sur le 26e anniversaire de l'occupation du district de Latchine de la République d'Azerbaïdjan par l'Arménie.

La déclaration se lit comme suit :

 

« Dans le prolongement de la politique d'agression militaire de l'Arménie contre la République d'Azerbaïdjan, le 18 mai 1992, le district de Latchine était occupé, qui ne faisait pas partie de l'ancienne région autonome du Haut-Karabakh.

 

À la suite de l'occupation, les habitants du district de Latchine ont été soumis à un nettoyage ethnique et, actuellement, plus de 77 000 résidents de Latchine vivent dans des régions de l'Azerbaïdjan en tant que personnes déplacées. L'Arménie a également infligé des dommages graves à la propriété publique et privée du district de Latchine. 217 centres culturels, 101 centres éducatifs, 142 centres de soins de santé, 462 entreprises commerciales et 30 communications, 2 transports etc. ont été pillés et détruits.

 

54 monuments historiques d'importance mondiale, plus de 200 monuments d'importance nationale ont été soumis au vandalisme par l'Arménie. Le temple d'Aghoghlan albanais du VI siècle et le tombeau Malik Ajdar du XIV siècle, la mosquée du village de Garygychlag et l'ancien cimetière du village de Zaboukh en font partie. Le musée de l'histoire de Latchine et sa collection unique de pièce de monnaie en or, en argent et en bronze ont été pillés. De plus, le sac à main en argent, objet d'une exposition du musée de l'histoire de Latchine, a été vendu à l’enchères de Sotheby's de Londres pour 80 000 $.

 

L'Arménie, violant ouvertement ses engagements qui se formes dans les Conventions de Genève, poursuit ses actions illégales dans le district de Latchine occupé, en changeant les noms géographiques du district, en exploitant ses ressources naturelles et en les transformant en source de revenus illégaux, en installant délibérément des réfugiés syriens d'origine arménienne dans le district de Latchine et en modifiant sa situation démographique.

 

L'occupation du Haut-Karabakh et de sept régions voisines de l'Azerbaïdjan par l'Arménie et le nettoyage ethnique mené contre la population azerbaïdjanaise dans les territoires occupés démontrent clairement que la politique menée par l'Arménie est l'acquisition de territoire par la force.

 

Les résolutions 822, 853, 874 et 884 du Conseil de sécurité des Nations Unies, qui ont été adoptées dans des intervalles courts en 1993 condamne l’occupation des territoires de l’Azerbaïdjan et exigent le retrait immédiat et inconditionnel des troupes arméniennes du Haut-Karabakh. Au lieu de mettre en œuvre les exigences des résolutions du Conseil de sécurité de l'ONU, l'Arménie poursuit la politique d'annexion des territoires occupés de l'Azerbaïdjan.

 

L'Arménie doit enfin comprendre que le maintien sous l'occupation des terres azerbaïdjanaises ne peut jamais produire le résultat politique souhaité. La fin de l'occupation des terres de l'Azerbaïdjan et le retrait des forces armées arméniennes des territoires occupés peuvent offrir des possibilités de coopération régionale globale et contribuer à assurer une paix durable.

 

La restauration de l'intégrité territoriale et de la souveraineté de la République d'Azerbaïdjan et le respect des droits des personnes déplacées azerbaïdjanaises, y compris celles du district de Latchine, pour retourner dans leurs terres natales et éliminer les graves conséquences du conflit sont un droit inconditionnel d’Azerbaïdjan en vertu de la Charte des Nations Unies.

 

L'Azerbaïdjan, tout en soutenant l'intensification des efforts internationaux en vue du règlement rapide des conflits, conserve ses droits en vertu de la Charte des Nations Unies de restaurer son intégrité territoriale et sa souveraineté dans des frontières internationalement reconnues et de défendre les droits violés de ses citoyens ».



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