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Ex-espion empoisonné : Londres, Paris, Berlin et Washington accusent la Russie

18:33 15-03-2018

Ex-espion empoisonné : Londres, Paris, Berlin et Washington accusent la Russie

Le Royaume-Uni, l’Allemagne, les États-Unis et la France ont indiqué, jeudi 15 mars dans un communiqué commun, que la responsabilité de la Russie était la seule explication « plausible » à l'empoisonnement de l'ex-agent russe Sergueï Skripal, et demandé à Moscou de fournir « toutes les informations » sur le programme chimique Novichok, rapporte l’APA citant france24.

« Nous appelons la Russie à répondre à toutes les questions liées » à cette affaire, déclarent les quatre pays, qui estiment que cette « atteinte à la souveraineté britannique » constitue une « menace pour leur sécurité », selon un communiqué publié par le gouvernement britannique.

 

« Cet emploi d’un agent neurotoxique de qualité militaire, d’un type développé par la Russie, constitue le premier emploi offensif d’un agent neurotoxique en Europe depuis la Seconde Guerre mondiale », ajoutent-ils.

 

« C’est une atteinte à la souveraineté britannique, et toute action de cette nature venue d’un État partie à la Convention sur l'interdiction des armes chimiques est une violation claire de ladite convention et du droit international. C'est notre sécurité à tous qui est menacée », a-t-il été souligné dans la communication.

 

« Nous partageons le constat britannique qu’il n’y a pas d’autre explication plausible [que la responsabilité russe, NDLR] et relevons que l’incapacité de la Russie à traiter des demandes légitimes du Royaume-Uni accentue encore sa responsabilité », estiment les quatre puissances.

 

« Nous demandons à la Russie de répondre à toutes les questions liées à l’attaque de Salisbury. La Russie devrait en particulier déclarer de façon entière et complète son programme « Novichok » à l’organisation pour l’interdiction des armes chimiques (OIAC) », toujours selon un communiqué.

 

Rappelons que Theresa May a annoncé mercredi une série de sanctions contre la Russie, dont l'expulsion de 23 diplomates et le gel des contacts bilatéraux, jugeant Moscou « coupable » de l'empoisonnement sur son sol de l'ex-espion russe Sergueï Skripal, 66 ans, et de sa fille Ioulia. La diplomatie russe a aussitôt qualifié ces sanctions de « provocation grossière sans précédent ».



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