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Le président Erdogan avait exprimé son inquiétude à propos des attaques contre Douma et la Ghouta orientale

13:45 10-04-2018

Le président Erdogan avait exprimé son inquiétude à propos des attaques contre Douma et la Ghouta orientale
Le président turc Recep Tayyip Erdogan a dit lundi à son homologue russe Vladimir Poutine son « inquiétude » au sujet des attaques dans la Ghouta en Syrie, au cours d'un entretien téléphonique après un présumé bombardement chimique imputé au régime de Damas, a annoncé Ankara, rapporte l’APA citant le Romandie.

Si la source à la présidence turque n'a pas mentionné l'éventuel usage de substances chimiques dans l'attaque qui a fait 48 morts samedi dans la Ghouta, le porte-parole du gouvernement Bekir Bozdag qui s'exprimait quelques heures plus tard, a affirmé qu'il était « très clair que des armes chimiques ont été utilisées ».

 

« Mais il est évidemment de la plus haute importance que des experts mènent l'enquête », a néanmoins ajouté M. Bozdag pendant une conférence de presse télévisée.

 

Une source à la présidence turque avait déclaré plus tôt qu'au cours d'un entretien téléphonique avec M. Poutine, le président Erdogan avait « exprimé son inquiétude à propos des attaques contre Douma et la Ghouta orientale ».

 

Il a par ailleurs insisté sur l'importance pour la Turquie et la Russie de « travailler ensemble pour empêcher la mort de civils et permettre l'accès à l'aide humanitaire », a ajouté cette source.

 

La Russie, principal allié de Bachar al-Assad, et la Turquie, soutien des rebelles, coopèrent étroitement sur le dossier syrien.

 

La discussion entre les deux dirigeants a eu lieu après des allégations de secouristes, non vérifiées de source indépendante, faisant état d'une attaque présumée aux « gaz toxiques » à Douma, la dernière poche rebelle près de Damas que le régime cherche à reprendre pour parachever sa reconquête de la Ghouta orientale.

 

Des spécialistes russes qui ont enquêté dans cette ville n'ont trouvé « aucune trace » de substances chimiques, a assuré le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov lundi, tandis que l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC) a annoncé enquêter sur la question.

 

Dans un communiqué diffusé dimanche, le Ministère turc des Affaires étrangères avait vivement condamné cette « attaque aux armes chimiques », ajoutant soupçonner « fortement qu'elle ait été menée par le régime » de Bachar al-Assad.

 

« Le régime syrien a déjà utilisé des armes chimiques par le passé, le monde s'était soulevé, des enquêtes avaient été réalisées, mais aucune mesure n'a été prise », a affirmé M. Bozdag.

 

Interrogé sur les déclarations du président américain Donald Trump qui a promis des « décisions majeures » sur la Syrie sous 48 heures, le porte-parole du gouvernement turc a ajouté qu'il était « de la plus haute importance que la communauté internationale réagisse collectivement ».



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